Soirée Boqala offerte par l'Université Populaire Tricastine.

La trentaine de spectateurs présents samedi 7 mai à 19h, ont eu le privilège de découvrir ce que des femmes algéroises réunies dans leurs appartements peuvent échanger et transmettre à leurs filles. Eh bien, ce sont des poèmes... de courtes pièces en vers que le sort attribue à l'une d'elles grâce à un rituel qui allie l'eau et le feu en une incantation propitiatoire. Donner un poème, et aider une amie, une parente, une voisine, à résoudre un dilemme, à se consoler, à rêver, à affronter la vie...
Madame Dalila Ferchiche et ses élèves du cours d'arabe de la MJC de Montélimar, dans un magnifique salon oriental installé sur la scène de la MJC de Saint-Paul, se sont livrées à cette reconstitution d'une Boqala.
La langue arabe qu'on juge ici rude et gutturale se prêtait là à des messages pleins de douceur, de tendresse et d'humour, perceptibles dans les traductions lues par Chantal (du groupe "les filles dans la cuisine").
Un repas "auberge espagnole" a suivi l'échange poétique. Les participants sont repartis avec un poème (dans leur tête) qui leur avait été offert par le sort. Et un sourire aux lèvres.
Christiane Sellal


